Meet the rookies : saison 4 (1-10)

Voilà, les stars de la cuvée ! 😉

WILT CHAMBERLAIN (pivot)

2× NBA champion (1967, 1972)
NBA Finals MVP (1972)
4× NBA Most Valuable Player (1960, 1966–1968)
13× NBA All-Star (1960–1969, 1971–1973)
NBA All-Star Game MVP (1960)
7× All-NBA First Team (1960–1962, 1964, 1966–1968)
3× All-NBA Second Team (1963, 1965, 1972)
2× NBA All-Defensive First Team (1972, 1973)

Que dire concernant Wilt Chamberlain qui n’a pas déjà été dit ? Wilt est un monstre. Une erreur de la nature. Il mesure 2,16m mais brille à l’université dans toutes les disciplines athlétiques, du 100m au triple saut en passant par le… lancer de poids. Evidemment, il est exceptionnel au saut en hauteur. En 1959, la NBA n’est pas, mais alors pas du tout prête à subir un joueur comme lui. Sans surprise, Wilt écrase tous les records. Il inscrit 100 points en une rencontre, tourne à 50.4ppg (à 51%) et 25.7rpg sur une saison. Il est sept fois le meilleur scoreur de la ligue, onze fois le meilleur rebondeur, neuf fois le joueur le plus adroit, neuf aussi aussi celui qui passe le plus de temps sur les parquets. En 1961-62, avec l’aide de quelques prolongations, il joue plus de 48 minutes de moyenne ! Ses chiffres donnent le tournis, mais son équipe ne gagne pas. La faute aux invincibles Celtics, la faute à Bill Russell d’abord, qui limite plutôt bien Wilt en playoffs. La faute aussi à cette tare immense : en carrière Wilt tourne à… 51% aux lancers ! En 1967-68, avec les 76ers, il boucle une saison à 38% de moyenne… Une faillite incompréhensible pour un joueur qui les marque à l’entrainement mais craque en match, sous la pression, une pression immense pour un joueur qui cristallise les critiques au moindre faux pas. En 1966, Alex Hannum, le légendaire coach des Hawks 1958, débarque à Philadelphie. Il oblige Wilt à changer, à moins scorer, à davantage faciliter le jeu. Le scoring de Wilt chute en même temps que sa moyenne à la passe (7.8apg sur la saison) augmente. Les 76ers écrasent tout et sont champions, enfin. Wilt est au sommet, mais la pente est glissante. Pour Wilt, les statistiques comptent trop, depuis toujours. Maintenant qu’il score moins, il veut être le meilleur passeur de la ligue. Le pire, c’est qu’il y arrive presque (il termine seulement derrière Oscar Robertson) ! Mais c’est une caricature, et en playoffs, les 76ers s’effrondrent. Un an après son plus grand triomphe, Wilt est presque un paria. Il arrive aux Lakers, presque contre l’avis des stars de l’équipe. Le trio West/Chamberlain/Baylor ne marche pas vraiment. Il faudra l’arrivée d’un autre coach de génie, Bill Sharman, en 1971, pour que les choses changent. Sharman convainc Wilt… de défendre ! Jusque-là, Wilt était un contreur d’exception, comme Russell, mais sans la moindre motivation pour les tâches ingrates. Avec Sharman, il devient sans doute le meilleur défenseur de la ligue. Et il s’offre un deuxième titre, et un trophée de MVP des finales, à 35 ans. Une fin en beauté, après une carrière en dents de scie. Et une place dans l’histoire qui divise : certains le considèrent comme le GOAT sans la moindre discussion, tandis que d’autres, comme Simmons, n’hésitent pas à le laisser en-dehors du Top 5 All-Time…

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Derrick Favors

Preview : 01-03

OSCAR ROBERTSON (meneur)

NBA champion (1971)
NBA Most Valuable Player (1964)
12× NBA All-Star (1961–1972)
3× NBA All-Star Game MVP (1961, 1964, 1969)
9× All-NBA First Team (1961–1969)
2× All-NBA Second Team (1970, 1971)

Comme Wilt, Oscar Robertson fait débat lorsqu’on essaie de classer les meilleurs joueurs de l’histoire. Comme Wilt, Oscar affiche des statistiques qu’on ne croyait jamais revoir. Une saison en triple double. Cinq saisons à plus de 30 points et 10 passes de moyenne. Comme Wilt, Oscar est le franchise player d’une des meilleures équipes de la ligue pendant une décennie mais, comme Wilt, il tombe systématiquement sur les Celtics en playoffs. Et il est irréprochable : dans le match 7 de la finale de division 1963, il inscrit 43 points pour rien ! Pourtant, il n’est pas mal entouré, avec Jack Twyman, Wayne Embry, Adrian Smith, Bob Boozer. Mais les Celtics sont au-dessus du lot, et Oscar ne sera champion NBA qu’à la fin de sa carrière, quand il sera devenu le lieutenant de Kareem Abdul-Jabbar aux Bucks. Et forcément, ça pèse, surtout depuis que Russell Westbrook a prouvé qu’on pouvait tourner en triple double sur une saison, et que ça ne servait à rien. Une note rapide sur Oscar : dans les années 1960, Cincinnati n’était pas vraiment une destination de rêve pour les sportifs noirs. Alors même qu’il était la superstar incontestée des Royals, son rapport à la ville était… compliqué. Et a sans doute joué sur sa carrière.

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Russell Westbrook

Preview : 01-03

JERRY WEST (meneur)

NBA champion (1972)
NBA Finals MVP (1969)
14× NBA All-Star (1961–1974)
NBA All-Star Game MVP (1972)
10× All-NBA First Team (1962–1967, 1970–1973)
2× All-NBA Second Team (1968, 1969)
4× NBA All-Defensive First Team (1970–1973)
NBA All-Defensive Second Team (1969)

Si Oscar Robertson était le vilain petit canard, Jerry West était l’enfant chéri de la NBA. Après les retraites de Cousy, Pettit et Schayes, West est le seul joueur blanc à faire partie des tout meilleurs joueurs de la ligue, à une époque où tous les fans de NBA (en tout cas ceux qui achètent des billets) sont blancs… et pas mal racistes. Pas de surprise, donc, si West est mis en avant jusqu’à devenir le logo de la ligue ! Et alors qu’Oscar coupe les ponts avec le basket après sa carrière, West devient tout simplement le meilleur dirigeant de l’histoire de la NBA. Ses succès en tant que GM des Lakers (six titres, les recrutements de Shaq, Kobe et Phil Jackson) sont énormes, mais son impact continue à se faire sentir à plus de 80 ans. Il a ainsi joué un rôle décisif dans la dynastie des Warriors, qu’il avait rejoint en 2011, puis… dans la construction de l’équipe actuelle des Clippers, rejoints en 2017 ! Longtemps avant ça, il y a le joueur Jerry West, un scoreur né, un des meilleurs shooteurs de son époque mais aussi peut-être le meilleur défenseur extérieur de la décennie. Ses chiffres offensifs sont exceptionnels, en saison régulière (27.0ppg en carrière, quatre saisons à plus de 30 points de moyenne) mais surtout en playoffs (29.1ppg en carrière, sept campagnes à plus de 30 points de moyenne) où il élève régulièrement son niveau de jeu. Ses luttes désespérées face à l’armada des Celtics font sa légende, notamment la sixième et dernière finale perdue face à Boston, en 1969. Elgin Baylor n’a plus de genoux, Wilt n’apporte plus rien en attaque et West doit porter les Lakers avec des statistiques de mammouth : 37.9ppg (à 49%) et 7.4apg sur la série ! Mais les Lakers s’inclinent, dans un cruel match 7 à domicile, et malgré un Jerry West surhumain (42pts, 13rbds, 12asts) et élu MVP des finales dans la défaite… Après la rencontre, les joueurs de Boston se précipitent pour le réconforter ! Trois ans plus tard, pour sa huitième finale NBA, West connaîtra enfin la consécration, pour le plus grand bonheur de tous les fans de basket. Et dans un rôle un peu différent : alors que Wilt se concentre sur la défense, le meilleur scoreur de l’équipe est Gail Goodrich. Et West ? Il devient le meilleur passeur… de la ligue. Légendaire, tout simplement.

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Kyrie Irving

Preview : 01-03

HAL GREER (arrière)

NBA champion (1967)
10× NBA All-Star (1961–1970)
NBA All-Star Game MVP (1968)
7× All-NBA Second Team (1963–1969)

Hal Greer est sans contexte la star la moins connue des années 1960. Bill Simmons, qui le classe en 48ème position de sa pyramide en 2011, devant des joueurs comme Dominique Wilkins ou Bernard King, souligne qu’il n’y aucune anecdote marquante concernant ce joueur. Qui est juste très bon, tous les soirs, pendant 15 ans. Onze saisons d’affilée à plus de 18 points de moyenne, presque toujours dans une grosse équipe, avec un shoot très efficace, notamment à mi-distance. Plus de 20,000 points en carrière : seuls Bob Pettit, Wilt, Oscar, West et Baylor l’avaient fait avant lui. Mais Greer sait aussi faire mal dans les moments importants. Il tourne ainsi à 27.7ppg (à 43%), 5.9rpg et 5.3apg sur les playoffs 1967 qui voient les 76ers aller chercher le titre NBA. Le problème de Greer, c’est qu’il a toujours évolué dans l’ombre. Dans celle de Wilt, évidemment, la seule et unique superstar des 76ers. Mais surtout dans celle d’Oscar et de Jerry West, qui squattent la All-NBA First Team pendant une décennie. Quant à Greer, il se contentera de sept sélections dans la All-NBA Second Team !

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C.J. McCollum

Preview : 04-10

LENNY WILKENS (meneur)

9× NBA All-Star (1963–1965, 1967–1971, 1973)
NBA All-Star Game MVP (1971)

Même s’il est au Hall of Fame en tant que joueur et en tant que coach, c’est surtout le coach Lenny Wilkens qui connaitra le succès : un titre de champion NBA (avec les Sonics en 1979), un trophée de Coach of the Year (avec les Cavaliers en 1993) et une médaille d’or aux Jeux Olympiques (à Atlanta en 1996). Le joueur Lenny Wilkens se contente de neuf sélections au All-Star Game, mais sans la moindre nomination dans une All-NBA Team, et ce alors qu’il termine deuxième des votes du MVP en 1968 ! Très rapide, gaucher, Wilkens est un meneur scoreur (onze saisons à plus de 15 points de moyenne), mais aussi un excellent passeur (dix saisons dans le Top 5 de la ligue à la passe). Bref, un des meilleurs arrières de la ligue, dans une période où le poste est malheureusement bien rempli – cf. Hal Greer. Quand on parle de la carrière de Wilkens, on ne peut pas non plus laisser sous silence sa réussite avec les Hawks dont il est un joueur majeur pendant huit ans. Pourquoi ça compte : au début des années 1960, les Hawks sont encore à St. Louis et leur public est sans conteste le plus raciste de la NBA. Les joueurs des Hawks, notamment la star Bob Pettit, ne sont pas non plus connus pour leur ouverture d’esprit et les premiers joueurs noirs des Hawks vivent un calvaire. Pas Wilkens, qui s’impose par son talent mais aussi par son caractère. Bravo !

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Dennis Schröder

Preview : 04-10

BAILEY HOWELL (ailier)

2 × NBA champion (1968, 1969)
6 × NBA All-Star (1961–1964, 1966, 1967)

Entre 1959 et 1970, seuls cinq joueurs inscrivent davantage de points que Bailey Howell : Wilt, Oscar, Elgin Baylor, Jerry West et Hal Greer. C’est dire à quel point Howell est un scoreur marquant de son époque, avec dix saisons consécutives à plus de 17 points de moyenne et une adresse (48% aux tirs en carrière) remarquable. Est-ce qu’il faut ajouter qu’il tourne à 9.9rpg en carrière ? Gros scoreur, très adroit près du cercle, formidable rebondeur, Howell est même plutôt adroit aux lancers (76% en carrière). Mais le plus fort, c’est qu’il ne stat pas (complètement) dans le vide. La preuve, c’est que ses chiffres ne diminuent presque pas quand il rejoint Boston, à l’été 1967. Et il brille dans les moments les plus importants : sur les finales 1968 face aux Lakers, il tourne à 21.0ppg (à 57%) et 7.5rpg ! Véritable star avant de rejoindre les Celtics, Howell s’intègre parfaitement dans le collectif bien rodé de l’équipe, et ça fait toute la différence…

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Jabari Parker

Preview : 04-10

GUY RODGERS (meneur)

4× NBA All-Star (1963, 1964, 1966, 1967)

Entre 1959 et 1970, un seul joueur réalise davantage de passes décisives que Guy Rodgers, et il s’agit d’Oscar Robertson. Pur meneur, Rodgers apparait un peu partout dans les livres des records. Par exemple, avec 28 passes en un match, il détient la troisième performance de l’histoire ! Il joue également un rôle crucial dans le match historique à 100 points de Wilt Chamberlain, puisque c’est lui, en tant que meneur des Warriors, qui distribue les caviars à son pivot vedette. Et il termine le match avec 20 passes décisives. Rodgers est aussi un défenseur très solide et il n’hésite pas à scorer quand c’est nécessaire, quitte à afficher des pourcentages très discutables (38% aux tirs et 72% aux lancers en carrière). Une dernière statistique, pour mesurer l’impact de Rodgers sur la ligue : en 1962-63, il joue 41.1 minutes de moyenne, ce qui en fait le sixième joueur le plus utilisé de la ligue, derrière Wilt (47.6mpg…), Russell, Robertson, Baylor et Walt Bellamy.

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Lonzo Ball

Preview : 04-10

WAYNE EMBRY (pivot)

NBA champion (1968)
5× NBA All-Star (1961–1965)

Hall of Famer, Wayne Embry le doit surtout à sa carrière de dirigeant. Nommé GM des Bucks en 1972 à seulement 35 ans, il devient le premier GM noir de l’histoire de la NBA ! Plus tard, en tant que GM des Cavaliers, il remporte même deux trophées de dirigeant de l’année, notamment pour avoir construit autour de Mark Price et Brad Daugherty l’équipe qui prend deux matchs aux Bulls en finale de conférence en 1992. Sa carrière de joueur a elle été marquée par plusieurs belles saisons statistiques (19.8ppg à 47%, 13.0rpg en 1961-62) et cinq sélections d’affilée au All-Star Game. Il est alors le pivot titulaire des Cincinnati Royals et il profite plus que quiconque des caviars d’Oscar Robertson, avec qui il exécute des centaines de pick-and-rolls. Alors qu’il a pris sa retraite une première fois, à seulement 29 ans, pour devenir vendeur chez Pepsi, Bill Russell le convainc de rejoindre les Celtics pour être sa doublure. Embry y découvre un nouveau rôle, mais il devient un équipier parfait, et il obtient en récompense son titre de champion en 1968 !

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Jahlil Okafor

Preview : 04-10

BOB BOOZER (ailier-fort)

NBA champion (1971)
NBA All-Star (1968)

A priori, Bob Boozer n’a aucun lien de parenté avec Carlos Boozer. Mais les deux joueurs se ressemblent étrangement : des ailiers-forts plutôt scoreurs, solides sans plus au rebond, avec un petit shoot et une défense aux abonnés absents. Les deux joueurs portent d’ailleurs le maillot des Bulls, où Bob connaît ses plus belles années statistiques (21.5ppg à 49%, 9.8rpg en 1967-68) dans une franchise en construction et assez loin des playoffs. Contrairement à Carlos, Bob finit toutefois par rejoindre, en 1970, une très grosse équipe : les Milwaukee Bucks. Il a 33 ans et il n’est plus que remplaçant, mais il participe activement à la conquête du titre en tournant à 7.4ppg (à 48%) et 5.3rpg sur les playoffs. Une belle consécration, quelques mois avant de prendre sa retraite.

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Dario Saric

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DICK BARNETT (arrière)

2× NBA champion (1970, 1973)
NBA All-Star (1968)

S’il n’a jamais été nommé dans une All-NBA Team, Dick Barnett peut se targuer d’avoir été élu dans la… All-ABL 1st Team, pour son unique saison dans la ligue, dont ce sera la seule saison complète, au passage. En 1960-61, Barnett est un joueur important des Syracuse Nationals, où il tourne à 16.9ppg. Deux ans plus tard, il est titulaire aux Lakers et tourne à 18.0ppg, malgré la présence du duo Elgin Baylor (34.0ppg) – Jerry West (27.1ppg). Entre les deux, une année donc dans une ligue obscure, créée par le président des Harlem Globe Trotters pour concurrencer la NBA, où il mène les Cleveland Pipers au titre suprême (ou presque). Sinon, Barnett, c’est neuf saisons à plus de 15 points de moyenne, une très belle adresse aux tirs (46% en carrière) et un gros impact sur le premier titre NBA de l’histoire des Knicks, avec notamment 21 points (à 9/20) dans le match 7 face aux Lakers !

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Donovan Mitchell

Preview : 04-10

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