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Meet the Rookies, saison 2 – Les pivots

Contrairement à l’année dernière, je vais essayer de donner une visibilité assez tôt dans la saison sur les joueurs qui seront sélectionnables dans la prochaine draft ! Pour information, cette cuvée sera constituée de joueurs draftés en 1950, en 1951 ou en 1952.

Comme l’an dernier, ce sera via une série d’articles pour présenter les meilleurs joueurs de cette classe de rookies : leur palmarès, leur histoire, ce qu’ils avaient d’unique, tout ça.

On commence aujourd’hui avec un poste toujours très dense dans les années 1950 : les pivots !

 

CLYDE LOVELLETTE

1961 – All-Star Game Participant
1960 – All-Star Game Participant
1957 – All-Star Game Participant
1956 – All-League Second Team
1956 – All-Star Game Participant

En 1952, l’année où il est sélectionné à la draft NBA, Clyde Lovellette réalise une incroyable razzia : meilleur joueur de la saison universitaire, meilleur scoreur de la NCAA, champion NCAA, MOP du Final Four (il tourne à 35.2 points de moyenne sur le tournoi) et champion olympique à Helsinki avec Team USA… dont il est naturellement le meilleur scoreur. Pour sa première saison NBA, en 1953-54, il devient… champion NBA ! Au relais de George Mikan chez les invincibles Lakers, il ne joue que 20 minutes par match mais pèse très lourd dans la balance statistique (10.5 points à 45% et 9.7 rebonds de moyenne sur les playoffs). Après la retraite de Mikan, c’est lui qui assume la succession. Statistiquement, c’est impressionnant : six saisons à plus de 20 points de moyenne (4 fois dans le top 10 au scoring) et autant à plus de 10 rebonds de moyenne (4 fois dans le top 10 aux rebonds). Collectivement, c’est plus mitigé, et ça explique peut-être qu’il soit relativement snobé au All-Star Game et dans les All-NBA Teams. Les Lakers ne retrouvent leur prestige qu’après son départ, mais il va deux fois en finale NBA avec les St. Louis Hawks en 1960 et en 1961. Avant de finir sa carrière en beauté sur… deux nouveaux titres de champion avec les Celtics, en 1963 et en 1964 ! Il n’est plus que le backup de Bill Russell, mais son efficacité est incroyable : 6.6 points de moyenne en… 9.5 minutes. Il faut toutefois noter qu’il joue très peu lors des playoffs…

Excellent scoreur et rebondeur, Lovellette est surtout un des premiers pivots à combiner taille, puissance et shoot extérieur. Son shoot est tellement au point qu’il lui arrive de jouer aux deux postes d’ailiers ! Son efficacité est inédite pour l’époque : il tourne ainsi à 44% aux tirs en carrière (9 fois dans le top 10 à l’adresse aux tirs) et à 76% aux lancers (3 fois dans le top 10 à l’adresse aux lancers). Comme la plupart des autres pivots de l’époque, ce n’est pas un grand défenseur, et il fait très peu de passes. Son prime est assez court : à 33 ans, il est déjà au bout du banc des Celtics.

Lovellette est également un joueur physique, très physique, voire agressif, dont la réputation dans la ligue est très mauvaise. Lors des finales 1964, il met ainsi un coup de coude dans le visage de Wilt Chamberlain, qui voit rouge et lui envoie un direct du droit qui l’étale par terre… sans être expulsé par les arbitres. Après coup, Wilt dira qu’il a frappé Lovellette « parce que tout le monde le déteste dans la ligue » ! Il possède plusieurs autres distinctions : premier joueur à avoir remporté les titres NCAA, olympique et NBA, il est toujours à l’heure actuelle le seul joueur à avoir été meilleur marqueur et champion NCAA la même année. Et il est le seul joueur à avoir été champion NBA… avec les Lakers et avec les Celtics !

Comparaison NBA actuelle : Karl-Anthony Towns

Position prévue dans la draft : Top 5

 

Larry Foust of the Minneapolis Lakers, shown on a 1957 Topps basketball card.

LARRY FOUST

1959 – All-Star Game Participant
1958 – All-Star Game Participant
1956 – All-Star Game Participant
1955 – All-League First Team
1955 – All-Star Game Participant
1954 – All-Star Game Participant
1953 – All-Star Game Participant
1952 – All-League Second Team
1952 – All-Star Game Participant
1951 – All-Star Game Participant

S’il faut résumer la carrière de Larry Foust en une qualité, ce serait incontestablement la régularité. Lors de ses dix premières saisons NBA, il tourne ainsi systématiquement à plus de 12 points et 8 rebonds, et il est sélectionné au All-Star Game à huit reprises ! Même s’il se glisse par surprise dans la All-NBA 1st Team en 1955, Foust n’est pas une star. C’est simplement un excellent joueur, un rebondeur de grande qualité (6 fois dans le Top 10 aux rebonds) mais qui est également capable d’apporter des points (2 fois dans le Top 10 au scoring) quand c’est nécessaire. Son adresse en carrière n’a rien d’exceptionnelle (40% aux tirs), mais dans ses meilleures années, il est inarrêtable : en 1954-55, il affiche ainsi la meilleure adresse (49%) de toute la ligue, et ce avec la meilleure moyenne offensive (17.0 points par match) de sa carrière. Ce n’est pas un shooteur, mais son adresse aux lancers progresse constamment au fil de sa carrière (66% comme rookie, 82% lors de sa dernière saison). Il faut aussi préciser que c’est un défenseur correct, ce qui est plutôt rare pour un pivot dans les années 1950 !

Il y a une statistique amusante au sujet de Larry Foust : avec Elgin Baylor, c’est un des deux seuls joueurs de l’histoire à avoir participé à cinq finales NBA… sans en remporter une seule. Et contrairement à Baylor, Foust a promené sa malédiction dans toute la ligue : il a perdu deux finales avec les Fort Wayne Pistons (en 1955 et en 1956), une finale avec les Los Angeles Lakers (en 1959) et deux finales avec les St. Louis Hawks (en 1960 et en 1961) !

Comparaison NBA actuelle : Hassan Whiteside

Position prévue dans la draft : Top 10

 

https://img.comc.com/i/Basketball/1957-58/Topps---Base/61/Chuck-Share.jpg?id=f89f6872-cb4e-4904-96ca-bfcf98325b4a&size=zoom&side=back

CHUCK SHARE

Catastrophiques depuis la création de la NBA, les Celtics disposent du premier choix de la draft 1950, et tout le monde s’attend à ce qu’ils sélectionnent la star locale Bob Cousy. Mais Red Auerbach, qui vient d’être nommé à la tête de l’équipe, se moque des attentes des fans et des journalistes. Il estime qu’il a besoin d’un pivot, et ce sera Chuck Share, qui sort d’une très belle saison (19.9 points de moyenne) à Bowling Green. Malheureusement (pour Share), par un hasard du destin dont la NBA est friante à l’époque, les Celtics récupèrent juste après la draft un des meilleurs pivots de la ligue : Ed Macauley. Les Celtics n’ont plus besoin de Share, qui ne portera jamais la tunique verte puisqu’il sera envoyé avant même son premier match NBA à Fort Wayne en échange de… Bill Sharman ! Tout ça pour dire que la cote de Share à ses débuts professionnels est extrêmement élevé. Il ne se montrera jamais tout à fait à la hauteur de ces attentes, malgré une très belle saison 1955-56 avec les St. Louis Hawks (13.6 points et 10.8 rebonds de moyenne). Solide scoreur, plutôt efficace (deux fois dans le Top 10 à l’adresse aux tirs, 69% aux lancers en carrière), bon rebondeur (une fois dans le Top 10 aux rebonds), Share est un roleplayer de qualité. Il joue notamment un rôle important dans le titre NBA remporté en 1958 par les Hawks face aux… Celtics. Capitaine et sixième homme de l’équipe, il tourne alors à 6.2 points et 6.0 rebonds sur les finales.

Comparaison NBA actuelle : Enes Kanter

Position prévue dans la draft : Top 10

 

http://www.bigbluehistory.net/bb/Graphics/Players/bill_spivey4.jpg

BILL SPIVEY

Allons tout de suite à l’essentiel : Bill Spivey n’a jamais joué le moindre match NBA. Pourtant, je le vois comme un des dix meilleurs joueurs de la cuvée, et pas seulement parce que c’est une draft peu profonde. A l’université de Kentucky, Spivey est le successeur de Groza et le meilleur joueur de la meilleure équipe du pays. C’est un pionnier : jamais avant lui un « 7-footer » n’avait démontré une telle agilité et une telle puissance. En 1951, il est élu dans la All-NCAA 1st Team avant de mener les Wildcats vers le championnat NCAA avec des performances monstrueuses : 28pts et 16rbds face à Illinois, puis 22pts et 21rbds en finale face à Kansas State ! Évidemment, il est nommé MOP du Final Four. Que se passe-t-il ensuite ? Le scandale des paris truqués frappe. Spivey est accusé et arrêté par la police en juin 1952. Son jugement en 1953 aboutit à un acquittement, mais ça ne suffit pas : comme les autres joueurs impliqués de près ou de loin, il est banni à vie de la NBA. Il doit se contenter de ligues mineures, notamment l’Eastern Basketball League, qu’il écrase de tout son talent. En 1958, il inscrit ainsi 62 points dans le match décisif des finales EBL ! Deux ans plus tard, il tourne à 36.3 points de moyenne sur la saison… Spivey aurait-il réussi à s’imposer comme un des intérieurs dominants de la NBA ? Joe B. Hall, son coéquipier et futur coach de Kentucky, a un avis assez tranché sur la question : d’après lui, Spivey aurait été un des cinq meilleurs pivots… de tous les temps ! On ne le saura jamais, mais au début des années 1950, peu de joueurs pouvaient scorer et prendre des rebonds comme Bill Spivey…

Comparaison NBA actuelle : Jonas Valanciunas

Position prévue dans la draft : Top 10

 

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cd/Chuck_Darling.jpg/280px-Chuck_Darling.jpg

CHUCK DARLING

Comme Spivey, Chuck Darling n’a jamais joué le moindre match NBA, mais les raisons sont très différentes. Comme Spivey, Darling est une star universitaire. Pour sa deuxième année à Iowa, il tourne à 16.3 points et surtout 17.6 rebonds de moyenne ! L’année suivante, il élève encore son niveau de scoring : avec 25.5 points par match, il est un des meilleurs scoreurs du pays. Après sa carrière NCAA, Darling est sélectionné en neuvième position de la draft 1952… mais il ne rejoint jamais la NBA. Au début des années 1950, basketteur professionnel n’est pas un vrai métier, et Darling est un étudiant brillant en géologie. Il préfère donc aller travailler chez Phillips Petroleum ! Mais ce n’est pas la fin de sa carrière sportif : les Phillips 66ers sont la meilleure équipe amateur du pays, et il y joue pendant plusieurs années. En 1956, il se paie même le luxe de dominer le jeune Bill Russell lors des sélections pour les Jeux Olympiques de Melbourne. Les deux joueurs seront champions olympiques quelques semaines plus tard, avec Russell dans le rôle de la star incontestée et Darling plus en retrait (cinquième scoreur de Team USA). Contrairement à Spivey, Darling n’aurait probablement pas été une star en NBA. Mais un solide roleplayer, oui, sans aucun doute.

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Position prévue dans la draft : Fin de premier tour

 

Voilà, c’est tout pour cette belle cuvée de pivots !

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2 comments

Magic
Magic 9 janvier 2019 at 19 h 27 min

C est tellement riche. Bravo et merci

Myster
Myster 10 janvier 2019 at 11 h 48 min

Super instructif encore une fois chapeau SM 😉

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