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Meet the Rookies – Partie 4 : les arrières

Avant que la saison ne se termine et que la draft ne commence, je tente de finir ma série d’articles pour présenter les meilleurs joueurs de cette classe de rookies : leur palmarès, leur histoire, ce qu’ils avaient d’unique, tout ça.

On a déjà vu les pivots :
http://www.wonba.fr/meet-the-rookies-partie-1-les-pivots/
Et les ailiers-forts :
http://www.wonba.fr/meet-the-rookies-partie-2-les-ailiers-forts/
Et les ailiers :
http://www.wonba.fr/meet-the-rookies-partie-3-les-ailiers/

Aujourd’hui, on continue avec une nouvelle catégorie faible : les arrières !

 

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BOBBY WANZER

1956 – All-Star Game Participant
1955 – All-Star Game Participant
1954 – All-League Second Team
1954 – All-Star Game Participant
1953 – All-League Second Team
1953 – All-Star Game Participant
1952 – All-League Second Team
1952 – All-Star Game Participant

Bobby Wanzer est sans doute une des stars les plus méconnues des années 1950, et pourtant, c’est un véritable précurseur de la NBA actuelle. Wanzer est l’un des premiers arrières scoreurs, à une époque où le boulot d’un arrière est généralement de donner la balle à son pivot, et un des pionniers du shoot. Lors de ses quatre premières saisons professionnelles, il est dans le Top 10 à la fois à l’adresse au tir et aux lancers, alors que c’est un des rares joueurs de la ligue à prendre sa chance de loin. En 1952, il est même le premier joueur de l’histoire à tourner à 90% aux lancers sur une saison ! Son duo avec le meneur Bob Davies fait le bonheur des Rochester Royals, où Wanzer passe ses dix années de basketteur professionnel, avec un titre NBA à la clé en 1951.

Wanzer est un joueur extrêmement polyvalent. C’est un excellent scoreur (trois fois dans le Top 10 au scoring), avec comme on l’a vu une adresse exceptionnelle, mais aussi un très bon passeur (une fois dans le Top 10 aux passes) et même un défenseur correct.

Comparaison NBA actuelle : Bradley Beal

Position prévue dans la draft : Top 10

 

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RALPH BEARD

1951 – All-League First Team
1951 – All-Star Game Participant
1950 – All-League Second Team

L’histoire de Ralph Beard est exactement celle d’Alex Groza, à la différence que l’arrière reste souvent dans l’ombre de son coéquipier superstar. Comme Groza, Beard remporte deux championnats NCAA d’affilée avec Kentucky et le « Fabulous Five », ainsi que la médaille aux Jeux Olympiques de Londres avec Team USA. Groza est le meilleur scoreur et la star incontestée de ces équipes, mais pour beaucoup Beard, qui mène le jeu en l’absence d’un pur meneur, en est le joueur le plus important. Adolph Rupp, le légendaire coach de Kentucky, dira un jour que Beard était le meilleur joueur à avoir joué pour lui. La liste des candidats à ce titre : Groza, mais aussi Frank Ramsey, Cliff Hagan ou encore Dan Issel. Un jour, Bobby Knight, le coach de l’université d’Indiana, présentera même Beard à ses joueurs comme « le Michael Jordan de son temps »… En NBA, le bilan de Beard, en deux petites saisons, n’est pas très éloigné de celui de Groza : deux sélections dans les All-League Teams, une sélection au All-Star Game (qui n’existe pas en 1950), deux saisons dans le Top 10 au scoring et deux saisons dans le Top 10 aux passes ! Et c’était avant l’instauration de l’horloge des 24 secondes, qui aurait fait briller encore davantage cet arrière rapide et à l’aise dans le fast break.

La qualité principale de Beard, c’est sa vitesse qui lui permet de déborder ses vis-à-vis et de s’offrir des lay-ups. C’est aussi un combattant féroce : étant donnés sa taille (1,78m !!) et la dangerosité des raquettes de l’époque, il en faut pour attaquer le cercle ! C’est aussi un magnifique playmaker, et un défenseur tenace. Par contre, le shoot extérieur est loin d’être sa force, et son adresse aux lancers (77% en carrière) n’est pas éblouissante pour un arrière…

Comparaison NBA actuelle : DeMar DeRozan

Position prévue dans la draft : Top 10

 

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CARL BRAUN

1957 – All-Star Game Participant
1956 – All-Star Game Participant
1955 – All-Star Game Participant
1954 – All-League Second Team
1954 – All-Star Game Participant
1953 – All-Star Game Participant
1948 – All-League Second Team

Comme celle d’autres joueurs de l’époque, la carrière de Carl Braun aurait pu être encore plus exceptionnelle si elle n’avait pas été amputée par des circonstances inédites : en 1950, alors qu’il a 23 ans et qu’il fait partie des dix meilleurs scoreurs de la ligue, il doit quitter la NBA pendant deux ans pour… effectuer son service militaire. Après son retour, il redevient aussitôt une star incontestée à New York : six fois All-Star sur les six saisons suivantes ! Mais malgré ses exploits, les Knicks s’enfoncent dans la médiocrité, et il ne se glisse qu’une seule fois dans une All-League Team. La carrière de Braun est malgré par une longévité exceptionnelle pour l’époque : malgré ses deux années blanches, il joue 13 saisons en NBA ! Et pour sa dernière saison, à 33 ans, il s’offre son unique titre NBA en rejoignant la fantastique équipe de Boston, où il squatte le bout du banc, mais en apportant toujours à l’occasion un sérieux boost offensif.

Vous l’aurez compris, Braun est avant tout un superbe scoreur (quatre saisons dans le Top 10 au scoring), même s’il a surtout brillé avant l’instauration de l’horloge des 24 secondes. Son fait d’arme le plus connu est une explosion à 47 points lors de sa saison rookie : à titre de comparaison, lors de cette même saison, les Knicks tournent à une moyenne de… 74.5 points par match. Braun est surtout un shooteur, que certains qualifient même de tireur à trois points avant l’heure. C’est un exceptionnel tireur de lancers-francs (six saisons dans le Top 10 à l’adresse sur la ligne, 80% en carrière). Sur la fin de sa carrière, en plus d’un rôle d’entraineur-joueur aux Knicks, il se reconvertit aussi avec succès dans le playmaking (trois saisons dans le Top 10 aux passes) !

Comparaison NBA actuelle : C.J. McCollum

Position prévue dans la draft : Milieu de premier tour

 

Image associée

PAUL WALTHER

1952 – All-Star Game Participant

Il y a beaucoup moins à dire sur Paul Walther, un solide joueur universitaire dont la carrière NBA ne restera pas dans les mémoires, à l’exceptions de deux solides saisons aux Indianapolis Olympians… qui viennent de perdre Ralph Beard (et Alex Groza). Au bon endroit, au bon moment : en 1951, Walther récupère la place de titulaire de Beard et en profite pour réaliser une saison NBA intéressante… au point de se retrouver au All-Star Game. Un an plus tard, après une autre saison correcte de Walther, les Olympians mettent la clé sous la porte. Walther se retrouve à Philadelphie, puis à Fort Wayne, puis… à la retraite, à seulement 28 ans. Que dire sur le style de jeu de Walther ? Je ne le connais pas, mais il se distingue par son adresse (dans le Top 10) lors de sa meilleure saison et c’est un solide playmaker. Par contre, c’est un terrible tireur de lancers-francs : 71% pour un arrière, même à l’époque, ça fait tâche…

Comparaison NBA actuelle : Reggie Bullock

Position prévue dans la draft : Milieu de premier tour

 

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BOB HARRISON

1956 – All-Star Game Participant

Il y a une chose à dire en faveur de Bob Harrison : il a fait toute sa carrière dans des équipes parmi les meilleures de la NBA, et il y disposait systématiquement d’un temps de jeu conséquent. Donc soit il était chanceux ou pistonné, soit c’était un des meilleurs backups/roleplayers de l’époque. Il en a en tout cas profité pour remporter trois titres NBA avec les Minneapolis Lakers sur ses quatre premières saisons NBA, avec à chaque fois une vingtaine de minutes de temps de jeu en moyenne sur les playoffs. Une de ses actions est restée célèbre : dans le match 1 des finales 1950, le score est à 66-66 à quelques secondes du terme quand il tente un tir désespéré à… 12 mètres du cercle. Le panier rentre et offre la victoire aux Lakers ! Harrison a ensuite été All-Star lors d’une de ses seules saisons dans une équipe moisie, les Hawks de 1956, malgré des statistiques (8.6 points à 36%, 3.8 passes) absolument immondes. Là encore, soit il était sévèrement pistonné, soit son impact allait bien au-delà des statistiques. La question reste ouverte ! Harrison n’était en tout cas pas un scoreur, ni un shooteur (35% aux tirs et 69% aux lancers en carrière…), mais c’était un solide playmaker.

Comparaison NBA actuelle : Austin Rivers

Position prévue dans la draft : Milieu de premier tour

 

Voilà ! Il reste les meneurs, avec quelques bons joueurs, et je ferai un truc spécial George Mikan 😉

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1 comment

BobCousy
BobCousy 26 novembre 2018 at 22 h 49 min

Un grand coup de chapeau à Syr Melo pour cette magnifique série d’articles qui joint l’utile à l’agréable ! Honnêtement, je ne connaissais aucun de ces arrières…

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