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Meet the Rookies – Partie 3 : les ailiers

Avant que la saison ne se termine et que la draft ne commence, je tente de finir ma série d’articles pour présenter les meilleurs joueurs de cette classe de rookies : leur palmarès, leur histoire, ce qu’ils avaient d’unique, tout ça.

On a déjà vu les pivots :
http://www.wonba.fr/meet-the-rookies-partie-1-les-pivots/
Et les ailiers-forts :
http://www.wonba.fr/meet-the-rookies-partie-2-les-ailiers-forts/

Aujourd’hui, on continue avec la pire catégorie de cette cuvée : les ailiers !

 

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JIM POLLARD

1955 – All-Star Game Participant
1954 – All-League Second Team
1954 – All-Star Game Participant
1952 – All-League Second Team
1952 – All-Star Game Participant
1951 – All-Star Game Participant
1950 – All-League First Team
1949 – All-League First Team

Troisième membre du trio infernal de Minneapolis, qu’il forme avec George Mikan et Vern Mikkelsen, Jim Pollard est sans conteste un des meilleurs joueurs lors de la naissance de la ligue, puisqu’il est dans la First Team de la dernière saison de la BAA et dans celle de la première saison de la NBA. S’il n’est pas All Star avant sa troisième saison, c’est simplement que… le All Star Game n’existe pas encore. C’est le premier ailier dominant de la ligue, et également le premier grand dunkeur de l’histoire : il suffira de mentionner son surnom, « the Kangaroo Kid ». Lors de son premier match chez les professionnels, il s’écorche ainsi le coude… sur le panneau. La légende raconte même qu’il peut dunker depuis la ligne des lancers-francs ! Collectivement, Pollard remporte à peu près tous les championnats qu’il dispute : le tournoi NCAA avec Stanford en 1942, la NBL en 1948, la BAA en 1949, puis quatre fois la NBA entre 1950 et 1954. Et pas dans un rôle de sous-fifre, puisqu’en 1952 un collège d’anciens joueurs NBL et BAA le désigne comme le meilleur joueur de l’époque, devant Mikan ! La carrière de Pollard est malheureusement raccourcie par la guerre, puisqu’il doit passer quatre ans dans l’armée. Il a 25 ans quand il débute chez les professionnels, et 32 ans quand il prend sa retraite, à une époque où la longévité des joueurs exceptionnellement athlétiques est assez faible…

Mais Pollard n’est pas seulement un dunkeur : sa taille (1,93m) est absolument inédite pour un ailier à l’époque et sa vitesse en fait l’égal des meilleurs arrières. Il n’a pas son pareil pour battre une défense pressante en accélérant et en filant au panier. Que dire de lui, au-delà de ses capacités athlétiques ? C’est un bon scoreur (trois fois dans le Top 10 au scoring) mais pas un scoreur d’exception, c’est un shooteur correct qui possède notamment un des meilleurs tirs dans le corner de l’époque. C’est surtout un joueur qui produit dans toutes les catégories statistiques et un excellent coéquipier.

Comparaison NBA actuelle : Aaron Gordon

Position prévue dans la draft : Top 5

 

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DIKE EDDLEMAN

1952 – All-Star Game Participant
1951 – All-Star Game Participant

On a dit que les ailiers étaient la catégorie la plus faible : il est tout à fait possible que Jim Pollard en soit le seul représentant… dans la lottery. Dike Eddleman pourrait toutefois s’y glisser, car sa carrière est plus intéressante qu’il n’y paraît. Eddleman est une star dès le lycée, au point d’être considéré comme un des meilleurs lycéens de l’histoire de l’état de l’Illinois, puis à l’université, où il est nommé All-American en 1949. Son impact, dans plusieurs sports, est tel que le trophée du meilleur athlète, tous sports confondus, de l’université d’Illinois s’appelle toujours le Dike Eddleman Award. Comme Pollard, sa carrière professionnelle est largement réduite par la guerre puisqu’il rejoint la NBA à… 27 ans ! Forcément, il ne joue que cinq saisons dans la ligue, donc trois à son apogée pendant lesquelles il est systématiquement All Star (sauf en 1950, cf. ci-dessus). S’il avait eu une carrière classique, est-ce qu’il serait devenu un des meilleurs joueurs de la décennie ? Impossible de le savoir.

Bon scoreur, mais pas particulièrement adroit, Eddleman est avant tout un athlète exceptionnel. On peut résumer son CV dans cette catégorie en une phrase : en 1948, il termine quatrième du concours de saut en hauteur… des Jeux Olympiques de Londres ! Et il passe la même barre (1,95m) que le médaillé d’argent du concours. Autant dire qu’en terme de détente, il n’a rien à envie à Pollard…

Comparaison NBA actuelle : Andrew Wiggins

Position prévue dans la draft : Milieu de 1er tour

 

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LEO BARNHORST

1953 – All-Star Game Participant
1952 – All-Star Game Participant

Malheureusement, je n’ai pas grand chose à dire sur Leo Barnhorst. Très bon joueur universitaire, il ne réalise que deux très belles saisons NBA, en 1951-52 et en 1952-53, à chaque fois dans une équipe des Indianapolis Olympians privée de ses deux stars Alex Groza et Ralph Beard, et où il y a de la place pour faire des stats. C’est un scoreur correct, avec une adresse dans la moyenne de l’époque, mais surtout un excellent passeur (deux fois dans le Top 10 aux passes). Voilà.

Comparaison NBA actuelle : Gordon Hayward

Position prévue dans la draft : Milieu de 1er tour

 

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FRED SCHAUS

1951 – All-Star Game Participant
1950 – All-League Second Team

(Sur la photo du dessus, c’est bien le mec en costume ^^ ne pas le confondre avec Jerry West)

Il n’y a pas grand chose non plus à dire sur la carrière de joueur de Fred Schaus. Excellent joueur universitaire, il réalise trois premières saisons NBA très solides : bon scoreur, très bon passeur (une fois dans le Top 10 aux passes), redoutable tireur de lancers-francs (82% en carrière à l’adresse sur la ligne). Malheureusement, il décline très rapidement et, à 29 ans, il est déjà à la retraite. Sa carrière de manager, par contre, sera exceptionnelle. Après sept saisons très réussies à la tête de West Virginia (avec une finale NCAA perdue en 1959), il devient en 1960 le premier coach des Lakers version Los Angeles où retrouve son ancien protégé de West Virginia, Jerry West. En sept saisons à la tête de l’équipe, il emmène à quatre reprises les Lakers en finale NBA, sans malheureusement briser la spirale de défaites face aux Celtics. En 1967, il prend du recul pour devenir GM de la franchise. C’est lui qui fait venir Wilt Chamberlain à Los Angeles et qui bâtit, patiemment, l’équipe qui remporte en 1972 le premier titre de l’histoire des Angelinos !

Comparaison NBA actuelle : Nicolas Batum

Position prévue dans la draft : Milieu de 1er tour

 

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ODIE SPEARS

Comme la plupart des autres basketteurs de l’époque, Odie Spears est surtout une star universitaire. Avant la guerre, il est un simple roleplayer dans l’équipe de Western Kentucky qui va jusqu’en finale du NIT en 1942. Après la guerre, il est le leader et meilleur scoreur des Toppers qui atteignent à nouveau le Final Four du NIT en 1948. Il n’y a pas grand chose à dire sur sa carrière NBA, si ce n’est qu’elle est relativement longue pour l’époque puisqu’il joue son dernier match en 1956 à l’âge de 32 ans. En NBA, Spears est à nouveau un roleplayer, c’est un bon shooteur (trois fois dans le Top 10 à l’adresse aux lancers) en sortie de banc. Rien de plus.

Comparaison NBA actuelle : Doug McDermott

Position prévue dans la draft : Fin de 1er tour

 

C’est tout pour les ailiers !

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3 comments

Magic
Magic 23 novembre 2018 at 9 h 37 min

Quel kif ces articles
Bravo et merci
Je suis impressionné par la capacité de won à se réinventer et par les contributions de nombreux gm comme ici SM.

(Attention à celui qui fera les rookied à ne pas tomber dans le piège d une draft en mode best of que ce genre d article peut amener indirectement)

En revanche SM ne change rien aux articles c est superbe

Myster
Myster 23 novembre 2018 at 11 h 12 min

Merci SM pour nous faire découvrir ou redécouvrir ces joueurs.

Il faudra effectivement lors de la création de ces rookies faire attention à ne pas avoir une cuvée trop forte afin de conserver une certaines homogénéité avec les cuvées précédentes.

Patrick
Patrick 23 novembre 2018 at 16 h 44 min

Bravo et merci!!!
Ces articles sont vraiment top.
L’idée de départ est vraiment géniale.
et elle super bien mise en pratique ici par SyrMelo.

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