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Meet the Rookies – Partie 1 : les pivots

Pour rappel, la prochaine draft sera la première draft « old school » : elle nous emmènera très loin dans le passé de la NBA puisqu’elle comprendra uniquement des joueurs sélectionnés lors des drafts 1949, 1948 et 1949 ! Vous pouvez déjà voir ici une première version de ces rookies faite par Ben :
http://www.wonba.fr/offseason/next-rookies/

Personnellement, je suis très content qu’on reparte d’aussi loin dans le passé ! Mais beaucoup de gens n’ont jamais entendu parler d’un seul des rookies de la prochaine cuvée 😉

Donc je vais faire quelques articles pour présenter les meilleurs joueurs de cette classe de rookies : leur palmarès, leur histoire, ce qu’ils avaient d’unique, tout ça.

On commence aujourd’hui avec le poste où on retrouve le plus de stars, époque oblige : les pivots !

 

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DOLPH SCHAYES

1962 – All-Star Game Participant
1961 – All-League Second Team
1961 – All-Star Game Participant
1960 – All-League Second Team
1960 – All-Star Game Participant
1959 – All-League Second Team
1959 – All-Star Game Participant
1958 – All-League First Team
1958 – All-Star Game Participant
1957 – All-League First Team
1957 – All-Star Game Participant
1956 – All-League Second Team
1956 – All-Star Game Participant
1955 – All-League First Team
1955 – All-Star Game Participant
1954 – All-League First Team
1954 – All-Star Game Participant
1953 – All-League First Team
1953 – All-Star Game Participant
1952 – All-League First Team
1952 – All-Star Game Participant
1951 – All-League Second Team
1951 – All-Star Game Participant
1950 – All-League Second Team

On va le dire tout de suite : Dolph Schayes est sans conteste une des trois plus grandes stars des années 1950. Quelques chiffres pour le prouver rapidement :
– 12 sélections dans la première ou seconde All-NBA Team… lors de ses 12 premières saisons NBA.
– 12 sélections au All Star Game, soit autant que Bird, Magic ou Hakeem.
– Six fois dans le top 5 des votes du MVP… sachant que le trophée n’existait pas lors de ses six premières saisons.
– Élu parmi les 50 meilleurs joueurs de l’histoire en 1996 ; 35ème du classement établi par SLAM en 2011 ; 52ème du classement de Bill Simmons en 2010.

En 1948, à l’issue d’une brillante carrière universitaire dans la région de New York, Schayes est drafté en même temps par deux équipes : les Knicks en BAA/NBA et les Nationals en NBL (la ligue concurrente). S’il avait rejoint les Knicks, avec la caisse de résonance qu’est la Grosse Pomme, il aurait peut-être été aussi célèbre que Bob Cousy ! Mais il choisit les Nationals, qui proposent davantage d’argent, à une époque où de nombreux joueurs renoncent à une carrière de basketteur professionnel en faveur d’un « vrai » boulot. C’est peut-être un mal pour un bien : Syracuse est une petite ville, et les Nationals y sont vraiment populaires, bien plus que la moyenne des équipes NBA des années 1950. Schayes y jouera toute sa carrière, à l’exception de quelques matchs lors de sa dernière saison à Philadelphie, où les Nats ont déménagé pour devenir les 76ers. Pendant près de quinze ans, il sera donc la star incontesté des Nationals, une des meilleures équipes de la décennie : neuf finales de conférence sur les 11 premières années de la carrière de Schayes, trois finales NBA, un titre. En 1955, il les emmène au titre NBA en dominant les finales de tout son talent (19.0ppg, 11.9rpg, 3.0apg), malgré un match 7 raté. Évidemment, le trophée de MVP des finales n’existe pas encore…

Comment décrire Schayes ? Il est grand (2,01m) pour son époque, mais ce n’est pas un géant comme George Mikan (2,08m), et sa taille ne sera pas son atout principal. En réalité, le style de jeu de Schayes est très… moderne ! C’est un intérieur scoreur (11 fois dans le top 10 au scoring) qui s’appuie sur un tir extérieur sans égal parmi ses pairs, exceptionnel aux lancers (85% en carrière), gros rebondeur (11 fois dans le top 10 aux rebonds), et qui connait ses meilleures années après l’introduction de l’horloge des 24 secondes qui rend le jeu plus rapide. C’est aussi un excellent passeur (deux fois dans le top 10 aux passes), ce qui lui vaut d’être comparé a posteriori à Larry Bird, rien que ça. Évidemment, on ne peut pas vraiment le comparer aux intérieurs shooteurs actuels : son adresse aux tirs en carrière est de… 38%, ce qui est la norme de l’époque, et il est célèbre pour son shoot à deux mains avec les pieds plantés dans le sol ^^ C’est aussi un célèbre iron man : 706 matchs consécutifs entre 1952 et 1961, le quatrième total de l’histoire ! Et ce dans les conditions affreuses des années 1950, où les joueurs voyageaient en classe économique sur des vols commerciaux, voire en bus, et dormaient dans des motels de seconde zone. C’était vraiment une autre époque : après s’être cassé la main, Schayes avait joué toute une saison avec un plâtre à sa main droite, ce qui l’avait beaucoup aidé à améliorer son… shoot main gauche.

Comparaison NBA actuelle : Kevin Love

Position prévue dans la draft : Top 3

 

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ED MACAULEY

1957 – All-Star Game Participant
1956 – All-Star Game Participant
1955 – All-Star Game Participant
1954 – All-League Second Team
1954 – All-Star Game Participant
1953 – All-League First Team
1953 – All-Star Game Participant
1952 – All-League First Team
1952 – All-Star Game Participant
1951 – All-League First Team
1951 – All-Star Game MVP
1951 – All-Star Game Participant

Avant son arrivée en NBA, « Easy Ed » était une légende universitaire à St. Louis.  En 1948, il mène les Bilikens à la victoire dans le NIT, qui est alors le plus prestigieux tournoi de fin de saison de la NCAA, et il est nommé College Basketball Player of the Year. Sa carrière professionnelle débute au même endroit, avec les St. Louis Bombers, mais elle rebondit un an plus tard : les Bombers font faillite et Macauley se retrouve à… Boston. Il débute sa carrière aux Celtics en même temps que Cousy et s’impose rapidement comme un des meilleurs pivots scoreurs de la ligue (8 fois dans le top 10 au scoring). Il est la star du premier All Star Game de l’histoire, en 1951, qui se tient au Boston Garden, où il domine avec 20 points et 6 rebonds la star de l’époque, George Mikan. Pendant les six saisons que Macauley passe aux Celtics, l’équipe se qualifie systématiquement pour les playoffs, mais ne réussit pas à atteindre une seule fois les finales. Macauley est ensuite un membre important du trade le plus célèbre de la décennie : il est envoyé chez les St. Louis Hawks, en compagnie du rookie Cliff Hagan, en échange de Bill Russell ! Les Celtics en profitent pour construire la plus grande dynastie de l’histoire, mais les Hawks ne perdent pas au change puisqu’ils remportent le titre en 1958 en battant… les Celtics en finale. Macauley approche de la trentaine et il a commencé à décliner : sur la finale, il joue moins de 20 minutes de moyenne, pour 5.8 points et 6.3 rebonds. Un an plus tard, il prend sa retraite !

Très grand (2,03m), Macauley est un pivot à l’ancienne et un scoreur extrêmement efficace (8 fois dans le top 10 à l’adresse aux tirs, 76% aux lancers en carrière). C’est aussi un excellent passeur (4 fois dans le top 10 aux passes), mais il est étonnant médiocre aux rebonds par rapport aux standards de l’époque. Sa défense est pratiquement inexistante, et il est assez peu adapté à une NBA rapide et athlétique. C’est bien pour ça que Red Auerbach est allé chercher Russell pour le remplacer…

Comparaison NBA actuelle : Brook Lopez

Position prévue dans la draft : Top 3

 

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ALEX GROZA

1951 – All-League First Team
1951 – All-Star Game Participant
1950 – All-League First Team

A première vue, et en se basant uniquement sur ce court CV, on pourrait penser que la carrière NBA d’Alex Groza a été anecdotique. Mais elle ne l’a pas été. Pas du tout. Commençons par le commencement : à l’université, Groza est une star absolue. En 1948, il est le capitaine du « Fabulous Five » de Kentucky qui écrase la saison NCAA avant de participer, sous la direction de son coach Adolph Rupp, aux Jeux Olympiques de Londres avec l’équipe américaine. Groza y est le meilleur marqueur de Team USA, qui écrase tout sur son passage avec notamment une victoire 65-21 en finale face à la France. L’année suivante, Kentucky remporte un deuxième titre NCAA d’affilée : les deux fois, Groza est nommé MOP du Final Four. A l’été 1949, une franchise NBA est fondée à Indianapolis. Elle se construit autour de Groza et de trois de ses coéquipiers du Fabulous Five (Ralph Beard, Wah Wah Jones, Cliff Barker), et choisit le nom d’Olympians en référence au triomphe londonien. Groza s’impose aussitôt en NBA : il est élu dans la All-NBA 1st Team lors de ses deux premières saisons. Tout laisse penser qu’il sera la star de la décennie quand… le scandale frappe. Un gigantesque scandale de matchs truqués, qui va marquer le basket américain à jamais. Pour marquer sa différence avec la NCAA, la NBA est impitoyable avec tous les joueurs impliqués, même de très loin comme le pauvre Connie Hawkins. Groza et Beard sont bannis à vie de la NBA !

A quel point Groza était-il dominant lors de ses deux saisons NBA ? Lors de chacune des deux saisons, il est le deuxième meilleur scoreur de la ligue derrière George Mikan, et il est également à chaque fois… le joueur le plus adroit de la ligue ! En 1950-51, il est également le cinquième meilleur rebondeur de la ligue (la statistique n’existait pas l’année précédente). Que serait-il devenu, s’il avait pu jouer pendant dix ans dans la ligue ? Aurait-il adapté son jeu, comme Schayes, à l’accélération du rythme, ou aurait-il été dépassé, comme le très lent Mikan ? Impossible à dire. Mais au début des années 1950, aucun joueur NBA ne pouvait empêcher Alex Groza de scorer au poste.

Comparaison NBA actuelle : DeMarcus Cousins

Position prévue dans la draft : Top 5

 

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RED ROCHA

1952 – All-Star Game Participant
1951 – All-Star Game Participant

On en a fini avec les stars : malgré ses deux sélections au All-Star Game, Ephraïm « Red » Rocha est davantage un roleplayer. Véritable géant (2,06m), il est surtout connu pour avoir été le premier joueur NBA originaire d’Hawaï ! Scoreur correct (une fois dans le Top 10 au scoring) et bien plus adroit que la moyenne de ses contemporains (quatre fois dans le Top 10 à l’adresse aux tirs, une fois dans le Top 10 à l’adresse aux lancers), il avait en particulier développé un des premiers hook shots de l’histoire, comme on peut le voir sur la photo ci-dessus. Après avoir profité du manque de talent dans les premières années de la ligue pour s’inviter deux fois au All Star Game, il devient un équipier modèle par la suite, notamment aux Nationals. Il est un membre important de l’équipe qui remporte le titre NBA en 1955 : il tourne ainsi à 11.9 points et 6.0 rebonds sur la finale. Au-delà de son apport statistique, il s’exprime surtout dans un rôle d’enforcer, comme disent les Américains : le mec un peu taré, limite violent, qui vient d’expliquer la vie quand tu t’attaques à ses coéquipiers ^^

Comparaison NBA actuelle : Un Greg Monroe bieeeen plus méchant

Position prévue dans la draft : Milieu du premier tour

 

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ED MIKAN

Trois des cinq meilleurs joueurs de la draft sont des pivots, mais je ne conseille pas aux équipes hors du top 10 de compter sur la draft pour se renforcer à ce poste, puisque parmi les autres pivots, seul Red Rocha est à mes yeux un choix de premier tour. Ed Mikan est surtout connu pour être… le frère cadet de George Mikan. Presque aussi grand (2,03m) que son frère, Mikan Jr était un solide joueur universitaire, puisqu’il a emmené les DePaul Blue Demons vers une victoire au NIT en 1945. En NBA, sa carrière a davantage été anecdotique, mais il faut tout de même lui reconnaître une certaine longévité : six saisons et 323 matchs, cela peut sembler peu de nos jours, mais parmi les joueurs draftés la même année que Mikan, en 1948, seuls sept ont joué davantage de matchs !

Comparaison NBA actuelle : Quelque part entre Ian Mahinmi et Alexis Ajinca

Position prévue dans la draft : Deuxième tour

 

Voilà, je m’arrête là pour les pivots, mais je reviens bientôt avec les ailiers-forts 😉

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6 comments

Popesso
Popesso 16 novembre 2018 at 17 h 05 min

Autant drafter des joueurs inconnus n’est pas sexy sur le papier, autant ça permet de découvrir des superstars et une NBA très méconnue. Merci pour cet article (et les futurs) !

Tommy
Tommy 16 novembre 2018 at 17 h 30 min

Super article , la même maîtrise que pour ton tanking !
Quand je vois la taille des gars , est ce qu’elle sera modifiée ? Ils ont la taille des ailiers d’aujourd’hui , je ne sais plus si ça impacte sur wonba mais si c’est le cas il faudrait peut être les grandir un petit peu.
Hâte de lire les suivants

syr_melo
syr_melo 16 novembre 2018 at 17 h 39 min

Ben les a adaptées, oui 😉

Magic
Magic 16 novembre 2018 at 18 h 21 min

Sublime cette draft mémorielle

Crap
Crap 16 novembre 2018 at 21 h 52 min

Excellent!
Merci beaucoup et tellement indispensable !

BobCousy
BobCousy 16 novembre 2018 at 22 h 03 min

Un grand grand merci pour cet excellent article ! Je suis très enthousiasmé par la draft à venir, et je n’ai pourtant aucun pick…
Superbe idée de repartir avec les drafts 47-48-49 !!!

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