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Meet the Rookies – Édition spéciale : George Mikan

Juste à temps pour la lottery et le début de la draft, je finis ma série d’articles pour présenter les meilleurs joueurs de cette classe de rookies : leur palmarès, leur histoire, ce qu’ils avaient d’unique, tout ça.

Initialement, il n’était pas prévu d’inclure George Mikan, mais après un mini-sondage sur Whatsapp, on s’est dit que ce sera amusant de lui donner un excellent niveau, un âge « avancé » et un potentiel faible 😉

Donc…

 

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George Mikan

1954 – All-League First Team
1954 – All-Star Game Participant
1953 – All-League First Team
1953 – All-Star Game Participant
1952 – All-League First Team
1952 – All-Star Game Participant
1951 – All-League First Team
1951 – All-Star Game Participant
1950 – All-League First Team
1949 – All-League First Team

Ce palmarès est tellement incomplet, en raison des limites de l’époque (pas de All Star Game avant 1951, pas de NBA/BAA avant 1949, pas de trophée de MVP de la saison régulière ou des finales) qu’il ne donne pas une bonne impression de l’impact de Mikan sur le basketball américain. Avant de raconter son histoire, on va quand même apporter quelques précisions :

  • De ses débuts en NBL en 1946 à sa première retraite NBA en 1954, Mikan est sans conteste pendant huit saisons le meilleur joueur de la ligue dans laquelle il joue.
  • Sur la période, son équipe (les Chicago Gears, puis les Minneapolis Lakers), dont il est la star incontestée, remporte sept championnats en huit ans !
  • En 1950, alors qu’il n’est professionnel que depuis quatre ans, Mikan est élu meilleur basketteur de la première moitié du 20ème siècle par l’Associated Press.
  • Dans le classement des meilleurs joueurs de tous les temps effectué par SLAM en 2011, Mikan est classé 29ème. Dans le classement effectué par Bill Simmons en 2010, il est classé 38ème. Dans les deux cas, il devance des joueurs comme Patrick Ewing, Gary Payton, Clyde Drexler, Dominique Wilkins…

Quand George Mikan rejoint l’université de DePaul, en 1942, le basketball est un sport de joueurs petits et rapides. Tout le monde pense que les grands sont trop lents et maladroits pour briller sur un terrain de basket… Du haut de ses 2,08m, Mikan est un géant pour son époque (même s’il est plus petit, par exemple, que Giannis Antetokounmpo). C’est vrai qu’il est lent et, au début, maladroit. Mais à DePaul, il développe ses qualités offensives (avec un des premiers hook shots de l’histoire) et surtout son physique. Mikan est plus grand que tout le monde et il saute étonnamment haut. Personne ne peut l’empêcher de prendre des rebonds ou de contrer des tirs, d’autant que le goaltending est autorisé (la règle sera instaurée en réaction à sa domination). La carrière universitaire de Mikan est impressionnante : deux fois meilleur scoreur de la NCAA, deux fois joueur universitaire de l’année, et une victoire au NIT en 1945 où il est nommé MOP du tournoi. En demi-finale, DePaul écrase Rhode Island avec 53 points de Mikan soit autant que… toute l’équipe adverse !

Chez les professionnels, l’impact de Mikan est immédiat. Pour sa première saison, il emmène les Chicago Gears à la victoire au World Championship, le tournoi de fin de saison qui détermine alors la meilleure équipe de basketball des États-Unis, toutes ligues confondues : il y tourne à 20 points de moyenne sur cinq matchs et, à 22 ans, est élu MVP du tournoi. L’année suivante, après la faillite de sa franchise, il rejoint les Minneapolis Lakers et domine la NBL de la tête et des épaules : il termine la saison avec 1195 points, soit… 371 points de plus que son dauphin au scoring ! Les Lakers remportent évidemment le titre, avant de rejoindre la BAA, où Mikan continue sa domination : pendant les cinq saisons suivantes, il est un des deux meilleurs scoreurs et rebondeurs de la ligue. Jusqu’à la première retraite de Mikan, en 1954, les Lakers ne perdent qu’une série de playoffs en sept ans : la finale de conférence Ouest 1951 face aux Rochester Royals, avant laquelle Mikan se casse la jambe, ce qui ne l’empêche pas de jouer (!) et de marquer environ 20 points par match (!), mais sans être aussi dominateur que d’habitude.

Mikan est tellement fort que la NBA invente des règles pour l’affaiblir : ainsi, en 1951, la taille de la zone intérieure dans laquelle on ne peut rester que trois secondes est… doublée, pour éloigner le plus possible les pivots du panier. L’impact sur les statistiques de Mikan est énorme : alors qu’il tourne à 28.4 points de moyenne à 43% aux tirs en 1950-51, il ne vaut plus que 23.8 points de moyenne à 39% en 1951-52. Cela ne l’empêche pas de réaliser le meilleur match de sa carrière en janvier 1952 : face aux Royals, il compile 61 points et… 36 rebonds. L’impact sur les résultats des Lakers est quant à lui inexistant, puisque la franchise de Minneapolis remporte trois nouveaux titres NBA d’affilée avec ces nouvelles règles.

Que dire sur le style de jeu de Mikan ? Défensivement, c’est un roc (cinq fois leader de la ligue aux Defensive Winshares), un des premiers joueurs à contrer régulièrement des tirs. Avec Dolph Schayes, c’est sans conteste le meilleur rebondeur de l’époque. Offensivement… c’est une menace offensive exceptionnelle près du cercle, mais incapable de s’en éloigner. Et surtout, incapable de courir. Mikan est en effet lent comme un tracteur et la stratégie offensive des Lakers est à l’opposé du fast break : après un rebond défensif, un joueur (généralement le meneur Slater Martin) garde la balle en attendant (trèèèès) patiemment que Mikan se mette en position en attaque. La plus grande question, concernant Mikan, est de savoir s’il est compatible avec l’horloge des 24 secondes : sa tentative de retour, après une année blanche, en 1956, n’est pas brillante (10.5 points de moyenne en 20.7 minutes). Alors sa compatibilité avec la NBA actuelle, où tout le monde court et où les pivots tirent à trois points…

Comparaison NBA actuelle : Boban Marjanovic (hahaha)

Position prévue dans la draft : Quelque part dans le Top 10, ça dépendra des besoins des équipes 😉

 

Voilà, cette fois c’est vraiment fini ^^

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